La fin de la campagne rebat les cartes

Jean-Luc Mélenchon est le vainqueur incontesté des deux débats entre les candidats, le 20 mars avec les quatre autres prétendants en tête des sondages, le 4 avril avec ses dix concurrents. Son talent oratoire et ses propositions résolument à gauche lui permettent de prendre l'ascendant sur Benoît Hamon.

La campagne de Marine Le Pen, elle, patine. Lors des deux émissions, la présidente du Front national, autre personnalité anti-système, peine à avancer ses propositions. Elle est ébranlée par la charge de Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) qui, en référence aux affaires judiciaires touchant le FN, déclare : ''Quand nous, on est convoqué par la police, nous ouvriers (...), on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va.''

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Ces derniers jours, l'entourage d'Emmanuel Macron a perdu un peu de son assurance, craignant qu'il soit devancé au premier tour par Jean-Luc Mélenchon ou François Fillon, lequel a regagné des points dans les sondages. Déjà, les états-majors ont les élections législatives (11 et 18 juin) en ligne de mire. Le futur président ne pourra mettre en œuvre son programme que s'il dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale.