Pénuries d’eau : les dernières annonces du gouvernement sur les restrictions à venir avant l’été 2023
La sécheresse qui a caractérisé l'été dernier est encore fraîche dans la mémoire des Français. Le manque de pluie se fait sentir et se poursuit depuis, tant et si bien que le gouvernement a communiqué sur les mesures qui seront mises en place avant l'été prochain afin de ne pas réitérer l'expérience. On fait le point.

Le réchauffement climatique se fait de plus en plus ressentir dans notre quotidien. En effet, les rebonds de températures anormales pour la saison s’enchaînent depuis plusieurs mois. Cet été, ce furent les épisodes caniculaires qui auront le plus marqué la population française. Depuis , la pluie a continué à se faire trop rare. Résultat : la recharge des nappes phréatiques reste faible cet hiver, avec le niveau d’eau de trois quarts de ces nappes se situant en-dessous des normales de saison, comme le rapportent nos confrères de TF1.

L’heure est grave : certaines communes continuent à se faire approvisionner en eau potable par des camions citernes, faute d’alternative. Normalement, les mois de l’automne et de l’hiver sont synonymes de rechargement des nappes phréatiques. Un rechargement qui se faisait d’autant plus attendre cette année qu’un déficit d’eau s’était accumulé sur toute l’année 2022. Autre facteur poussant à l’inquiétude : ceci n’est pas un phénomène localisé, mais s’étend bel et bien à tout le territoire métropolitain.

Pénuries d’eau : l'horizon tourné vers les pluies du printemps

Tout n’est pas encore perdu : les espoirs se portent sur les pluies de printemps, qui pourraient s’avérer salvatrices. Si la météo reste aussi sèche que jusqu’à présent, cet été pourrait voir des pénuries d’eau d’une ampleur bien plus grande que celles de l’été dernier. Le Bureau de recherches géologiques et minières, plus connu sous le nom de BRGM, est l’organisme en charge de surveiller l’état et le niveau des réserves d’eau naturelles.

Le BRGM incite d’ailleurs les Français à limiter leur consommation d’eau au possible afin de ménager ces fameuses nappes phréatiques. En effet, même compte tenu de la situation actuelle, près de deux tiers de l’eau du robinet en France provient directement de ces réserves naturelles, épuisables et épuisées.

Face à cette situation , le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu s’est confié au Parisien pour présenter le plan d’action du gouvernement. Retrouvez ci-dessous les principaux points de sa prise de parole.

Mise en place d’un "Ecowatt" de l’eau

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Mise en place d’un "Ecowatt" de l’eau

En effet, une "météo de l’eau", basée sur le même principe qu’Ecowatt pour l’électricité devrait voir le jour. Cela permettrait de distiller des conseils d’économie d’eau aux particuliers en temps réel dans les territoires où la situation serait la plus tendue. Selon Christophe Béchu, cela permettra de prendre des mesures restrictives plus légères, mais nettement moins contraignantes, car mises en place bien avant l’été.

Restrictions horaires

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Restrictions horaires

Le ministre de la Transition écologique a laissé entendre que des restrictions devront certainement être mises en place, mais qu’elles seront plutôt horaires que journalières. "Il faut s’habituer, comme le président l’a expliqué, à la fin d’abondance." a-t- il souligné.

Améliorer la quantité et la qualité de l’eau disponible

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Améliorer la quantité et la qualité de l’eau disponible

Pour ce faire, le ministre de la Transition écologique prévoit de diminuer de plus de 10% la quantité d’eau prélevée dans les sous-sols français d’ici la fin du quinquennat en cours.

Sobriété hydrique pour les agriculteurs

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Sobriété hydrique pour les agriculteurs

Christophe Béchu a également appelé les agriculteurs à rester sobre quant à leur consommation en eau. Il a cependant immédiatement souligné le fait qu’une agriculture sans eau n’est pas vraiment possible et qu’il ne faut pas mettre des obstacles supplémentaires à ce secteur crucial pour l’économie française.

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Minimiser les pertes : gestion de l’eau en intercommunalité

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Minimiser les pertes : gestion de l’eau en intercommunalité

D’après le ministre, 5% à 70% de l’eau potable fuit dans la nature, un pourcentage qui varierait en fonction des territoires. Il faudra donc résorber les points noirs. Pour ce faire, il prévoit de responsabiliser les acteurs locaux en maintenant l’objectif d’installer une gestion de l’eau en intercommunalité d’ici à 2026.

Ré exploitation des eaux usées

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Ré exploitation des eaux usées

D’après le quotidien Parisien, seul 1% des eaux usées est réutilisé en France, contre 10, 20 ou 100 fois plus en Italie, en Espagne et en Israël. Et pour cause : seulement 77 des 33 000 stations de traitement des eaux usées sont équipées pour le recyclage complet. Christophe Béchu envisage donc une évolution de la règlementation en ce sens.