Réforme des retraites :
Plus d'un million de personnes ont manifesté contre la réforme des retraites jeudi 19 janvier. Plus question pour les ministres de nier l'ampleur de la mobilisation, mais pas question non plus de reculer sur les points essentiels du texte. Planet fait le point sur les annonces qu'il ne fallait pas rater ce week-end.

Nouveau chapitre cette semaine pour la réforme des retraites. Le début du mois de janvier était le temps de la présentation, la semaine dernière celui des contestations et, la semaine qui débute ce lundi sera-t-elle celle des négociations ? Le projet de loi est présenté ce lundi 23 janvier en Conseil des ministres, un moment important du calendrier de l'exécutif, qui semble avoir pris en compte l'ampleur des manifestations du 19 janvier.

Réforme des rettaites : le Parlement prêt à des changements ?

Une surprise pour le gouvernement qui n'avait pas anticipé l'ampleur des mécontentements, rappelle Le Parisien: "En début de semaine dernière, certains membres de la majorité présidentielle répétaient encore que les retraites n'étaient pas un sujet dont parlaient les Français". Puisqu'il ne compte pas céder sur le fond, l'Elysée va-t-il faire des concessions sur la forme ? Auprès du quotidien francilien, un député de la majorité explique : "On va avoir une mobilisation longue, qui va s'étendre dans le temps, s'il doit y a voir un bougé, ce sera dans la discussion au Parlement, après une énième journée d'action". Dès le 6 février, le texte passera entre les mains du pouvoir législatif, avec son arrivée à l'Assemblée nationale.

Avant cette nouvelle étape, l'exécutif poursuit le service après-vente de la réforme, mais a changé d'attitude. Comme l'explique Le Parisien, il "ne cherche plus à nier l'ampleur de la contestation" et se montre prêt à quelques évolutions lors du débat parlementaire sur le texte. Attention, certains points ne bougeront pas d'un millimètre, a d'ores et déjà prévenu Emmanuel Macron ce week-end. De nombreuses annonces ont été faites en ce qui concerne la réforme des retraites ces dernières 48 heures. Planet vous les résume ci-dessous.

Pas de retour en arrière sur l’âge de départ

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Pas de retour en arrière sur l’âge de départ

Lors d'une conférence de presse avec le Chancelier allemand, Emmanuel Macron a déclaré : "Nous connaissons les besoins qui sont les nôtres. Ils sont connus : mon mandat était de porter l’âge de départ à la retraite à 65 ans à horizon 2031 (…) Il y a déjà eu une ouverture, un changement. Il faut avancer et s’engager, avec la volonté de convaincre et faire avancer le pays". 

Une évolution du texte dans les prochaines semaines ?

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Une évolution du texte dans les prochaines semaines ?

"Il y a un temps dans nos vies démocratiques pour aller aux élections où on définit un mandat, puis un temps où on négocie – ce qui a permis d’enrichir, de compléter ce projet avec des aspects très sociaux, des mécanismes de redistribution. Il y a un temps politique qui s’ouvre à l’Assemblée nationale. Il faut le respecter afin que les parlementaires puissent travailler le texte et l’aménager". 

Une volonté d’avancer

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Une volonté d’avancer

Le chef de l'Etat a ensuite ajouté : "Je crois que là, maintenant, il faut pouvoir avancer et s’engager. Et que le gouvernement puisse faire son travail avec le Parlement, avec sérénité, la volonté de convaincre et de faire avancer le pays". 

Des manifestations… Sous réserve ?

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Des manifestations… Sous réserve ?

Alors qu'il se montrait dur avec les syndicats la semaine dernière, le président a changé de ton ce week-end : "Il y a la possibilité de manifester, d’exprimer son mécontentement, c’est la vie démocratique et c’est une bonne chose. Je souhaite qu’elle suive son cours et j’espère qu’elle le suivra de manière apaisée, avec le moins de nuisances possible pour nos contemporains". 

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Le gouvernement veut "convaincre" et "dialoguer"

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Le gouvernement veut "convaincre" et "dialoguer"

La semaine dernière, avant la première journée de mobilisation, le gouvernement estimait que la retraite n'était pas le sujet principal des Français. Changement de ton ce week-end, avec deux interviews. 

Invité de BFMTV dimanche, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a déclaré : "Je ne vois pas 1 million de personnes dans la rue, je vois 1 million de personnes qu’il faut convaincre. Nous ne voulons pas renoncer, nous voulons convaincre et dialogue". 

Même son de cloche du côté de Gabriel Attal. Interrogé par Le Parisien ce week-end, le ministre de l’Action et des Comptes Publics a expliqué : "Je crois profondément qu’on n’est pas condamnés au bras de fer. Je me déplace partout en France pour débattre. J’entends très peu de gens appeler à une augmentation d’impôt pour financer les retraites. L’enjeu, c’est donc de répondre aux inquiétudes, réelles et nombreuses, en enrichissant la réforme avec l’apport de tous".